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QUANDO SI USAVA LA PENNA..... VENEZIA MAGICA LA LAVORAZIONE DEL VETRO ARTISTICO
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© Giampaolo Sardi P.I. 02260660275
Venise à l’époque préromaine représentait, dans la zone de l’Haut-Adriatique, le point d’arrivée de tous les échanges maritimes avec les côtes orientales de la Méditerranée. Parmi toutes les marchandises arrivées de l’Orient, un rôle de prestige revenait au verre. Preuve en est que, grâce à des fouilles effectuées lors de la restauration d’édifices historiques, on a répertorié des structures d’habitation de l’époque romaine, si bien qu’officiellement on pensait que la ville de Venise était née de transfuges des cités romaines cherchant refuge contre les barbares. On peut en déduire que l’art du verre vénitien provient directement de celui, romain, du Haut-Adriatique et que le véritable essor eut lieu au Moyen Âge, où l’art et l’artisanat furent encore valorisés. Les verriers vénitiens commencèrent à pratiquer cet art en héritant des Orientaux l’usage du verre sodique. Cette composition se prête au travail à chaud et, en cela, ils se distinguèrent avec talent par le goût esthétique et l’usage de plusieurs colorations. La sensibilité esthétique des Vénitiens repose sur l’intuition que le verre est un matériau extrêmement malléable, donc apte à être soufflé et modelé à l’état incandescent, tout en gardant les mêmes caractéristiques chromatiques dans le produit fini. Cela diffère de la tradition nordique, qui soutient que le verre est l’équivalent de la pierre dure et que l’habileté consiste donc à donner de la valeur aux objets par la taille. Les premiers documents qui nous parviennent sur l’art verrier vénitien remontent à l’an 982 apr. J.-C., année où apparaît le nom d’un artisan verrier à Venise; nous pouvons donc supposer que cet art, encore actif, est plus que millénaire dans le monde entier. Après 982, l’existence d’autres verriers vénitiens fut confirmée, mais au XIIIe siècle la prédominance revint nettement aux artisans muranais. Cela fut dû au fait que les verreries se concentrèrent naturellement sur l’île de Murano, au point qu’en 1291 l’État ordonna la destruction des verreries construites à Venise, en en attribuant à Murano l’origine historique, tant elles y ont exercé leur activité sans interruption[1].

On estime que la verrerie est née à Murano au VIIIe siècle, avec de fortes influences asiatiques et arabes, puisque Venise était un important port commercial. La renommée de Murano comme centre de travail du verre naquit lorsque la République de Venise, afin de prévenir l'incendie des bâtiments de la ville (alors en grande partie construits en bois), ordonna aux verriers de déplacer leurs fonderies à Murano en 1291.
Contrairement aux autres pays où les verreries s'implantaient sur les lieux de production des matières premières ou du combustible, Venise et Murano ont toujours importé tous les matériaux comme le silice vitrifiable, la soude fondante et autres, depuis des lieux lointains, y compris le bois, combustible jusqu'au siècle dernier, qui arrivait des côtes istriennes et dalmates. La vraie qualité de l'île de Murano, toutefois, était l'homme et son expérience, qui au fil du temps a perfectionné les styles, la qualité et l'habileté à modeler le verre incandescent. Ces artistes du verre ont toujours été sollicités dès la Renaissance pour apporter dans les cours et les ateliers leur savoir-faire, au point de devenir des maîtres. En effet, pour cette raison, à Murano s'activa une école du Verre qui initiait les jeunes à ce métier, même si l'expérience en verrerie restait unique. Au Moyen Âge et à la Renaissance, le verre de Murano était demandé par les classes sociales les plus élevées d'Europe à commencer par l'invention du cristal vers 1450 environ; en effet, le cristal est une qualité de verre qui se distingue et confère au verre lui-même des caractéristiques particulières dues à la même base de silice mais à un pourcentage plus élevé d'oxyde de plomb (24%)[2], de sorte que les produits créés se révélaient particulièrement raffinés, au point de satisfaire la demande de clients extrêmement fortunés. À l'époque baroque la recherche se transforma par la réalisation d'objets à effet tels que les lattimi, c'est-à-dire des compositions à base de silicates, d'étain et de plomb à l'aspect blanc laiteux, d'où l'étymologie[3], qui s'accordaient parfaitement avec les meubles du XVIIIe siècle vénitien, même à l'époque décadente de la République de Venise. Après la fin de la République de Saint-Marc en 1797 la renaissance de l'artisanat du verre eut lieu dans la seconde moitié du XIXe siècle et les verreries qui naquirent élaborèrent des techniques encore en usage aujourd'hui et qui ont donné naissance à la verrerie contemporaine et de design[4].

La catégorie des verriers de Murano devint très vite la plus en vue de l'île : en effet, dès le XIV secolo les verriers furent autorisés à porter des épées, bénéficièrent de l'immunité face aux poursuites judiciaires de l'État vénitien et leurs filles furent autorisées à épouser les familles les plus aisées de Venise. Toutefois, les verriers ne furent jamais autorisés à quitter la République. Beaucoup d'artisans prirent le risque d'implanter des fours de production dans les villes voisines ou dans des pays lointains comme l'Inghilterra et les Paesi Bassi. À la fin du XVI secolo, trois mille personnes sur les sept mille habitants de l'île de Murano étaient impliquées d'une manière ou d'une autre dans le secteur du verre. Pendant plusieurs siècles, les verriers de Murano conservèrent un monopole sur la qualité du verre, sur le développement ou le perfectionnement des techniques, dont celles du verre cristallin, du verre émaillé, du verre à fils d'or (avventurina), du verre multicolore (millefiori), du verre de lait (lattimo) et des pierres précieuses imitées en verre. Aujourd'hui, les artisans de Murano emploient encore ces techniques séculaires, dans chaque réalisation : de l'art contemporain du verre aux figurines en verre de Murano, jusqu'aux lustres et bouchons de vin. Aujourd'hui, Murano abrite un grand nombre d'usines et d'ateliers-studios d'artistes individuels qui créent toutes sortes d'objets en verre, tant pour la commercialisation de masse que pour des sculptures originales.


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